Classement nuisible du putois

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Chers amis chasseurs,

Nous voilà donc devant la nouvelle proposition de notre ministre de tutelle concernant l’arrêté nuisible. Vous découvrirez que malgré notre victoire au conseil d’état du  16 Juillet dernier pour le classement nuisible du putois sur l’ensemble de notre département, la ministre n’a pas suivi la décision de la haute cour de justice, confortant sa posture anti chasse par une cartographie des animaux écrasés sur nos routes départementales. Cette carte étant pourtant  un simple relevé aléatoire des observations des agents de l’ONCFS quand ils sont en action de police de la chasse. Cette carte à la base n’est qu’un indicateur de mortalité routière, et ne peut primer sur le travail incontesté de nos piégeurs.

Pour la belette, c’est carrément le non classement, malgré les 10000 prises annuelles de moyenne réalisées sur notre département depuis une vingtaine d’années. C’est vrai que nous avions perdu la nuisibilité de cette espèce le 30 Juillet dernier. C’était pour nous une grande surprise, puisque le dossier technique solide que nous avions réalisé entrait parfaitement dans le cadre ministériel demandé pour une recevabilité sur l’ensemble du département. Nous apprendrons un peu plus tard qu’apparemment le dossier technique n’aurait pas été transmis au conseil d’état, détruisant  logiquement tous nos espoirs de garder cette espèce.

Voilà donc où nous en sommes, pas de belette du tout, et un putois partiel sur le département. C’est inacceptable! Ce dossier est bien trop teinté de dogmatisme anti chasse, c’est pourquoi je ne baisserai pas les bras devant la haute administration, qui confond aisément son idéologie personnelle et les lois de la République.

Nous allons réagir vivement dans les semaines qui viennent, mais si nous voulons conserver l’espoir de changer cette injustice, nous allons devoir chasser en meute.
A moi le monde politique et l’administration ministérielle, à vous la consultation publique!
Vous trouverez ci-dessous le lien pour se connecter à la consultation publique de notre dossier sur le site du ministère de l’Ecologie. À chacun d’entre vous de mettre sa pierre à l’édifice en inondant de commentaires dénonçant la position incohérente de l’état, face à  la réalité et le bon sens de notre écologie rurale et humaine.

J’ai besoin de vous, ensemble nous serons plus forts pour ce difficile combat qui s’annonce.

Amitiés en St Hubert

Willy Schraen
Président

NB: vous trouverez également ci-dessous quelques réponses possibles.

Lien pour la consultation :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1023

Je demande le classement nuisible des espèces putois et belette sur l’ensemble du département du Pas-de-Calais en raison du nombre prélèvements largement supérieur à 500 individus et du coût des dégâts important et supérieur à 10 000 euros par an et par espèce.

Je ne suis pas d’accord avec le non classement nuisibles des espèces putois et belette dans le Pas-de-Calais en raison de leur présence significative et des dégâts importants imputés par ces espèces.

Les espèces putois et belette remplissent largement les critères souhaités par le ministère pour leur classement en tant qu’espèce nuisible. Ils doivent être réintégrés en tant que nuisible dans le département du Pas-de-Calais.

Dans le cadre d’un bon équilibre de la biodiversité, je souhaite le classement nuisible de l’espèce belette et putois dans le département du Pas-de Calais.

Les caméras sur arme désormais interdites.


C’était une volonté de la Fédération Nationale de la Chasse, l’arrêté ministériel a été publié, il est désormais interdit de fixer une caméra directement sur votre arme.

Bien que la mode soit à son apogée, l’utilisation de caméra dites « de canon » c’est à dire d’un dispositif permettant l’enregistrement de photos ou vidéos est désormais interdite. L’arrêté a été publié il y a un peu plus d’une semaine, le 21 mai dernier, il modifie l’arrêté du 1er août 1986 relatif à divers procédés de chasse et interdit « l’emploi sur les armes à feu et les arcs d’appareils disposant de fonctions de capture photographiques ou vidéos ». Les chasseurs souhaitant enregistrer leurs actions devront donc désormais placer la caméra sur un bandeau frontal par exemple.

« Nous avons été alertés par des films qui tournaient sur Youtube et qui sont des témoignages de manipulation dangereuse », explique Pierre de Boisguilbert, porte-parole de la FNC. « Le principe même de fixer une caméra sur une arme fait que, par définition, quand on lève la carabine en direction du gibier pour le filmer, on met des gens dans l’axe du canon. C’est un principe de base en battue : on ne tire pas dans l’enceinte où se trouvent les rabatteurs, et on ne pointe jamais son arme vers quelqu’un. Le fait d’avoir une caméra fixée sur une arme accroît très sensiblement les chances d’accident. » L’arrêté fraichement publié interdit également « l’emploi de gaz explosif ou toxique injecté dans les terriers ».

Un maire autorise la chasse au loup dans sa commune

Excédé par l’inertie des pouvoirs publics, le maire de Pelleautier prend l’initiative d’autoriser la chasse des loups.

Le petit village des Hautes-Alpes compte environ 700 âmes et a déjà subi deux attaques depuis le début de l’année, son maire est excédé. C’est pourquoi il a décidé de signer un arrêté autorisant la chasse des loups sur tout le territoire du village et « pour tout citoyen majeur, muni d’une arme, ayant la faculté de s’en servir » selon les termes exacts de l’arrêté que nous rapporte FranceTVinfo. Cet arrêté fait suite à la dernière attaque survenue dans un parc entièrement clos et électrifié et qui a fait cinq victimes.

« Je ne suis pas irresponsable. Je suis un élu de terrain qui défend mes administrés, nos éleveurs et notre territoire. Il faut autoriser les éleveurs à se défendre », justifie le maire, Christian Hubaud, qui subit de vives attaques de la part des associations ASPAS et Ferus qui ont déjà déposé plainte auprès du tribunal administratif de Marseille. La préfecture, théoriquement chargée de prendre ce type d’arrêté, statuera sur celui-ci dans un délai de deux mois. Rappelons qu’une autorisation de tir de défense à l’encontre de loups attaquant un troupeau a été accordée aux éleveurs des communes de Pelleautier et Bâtie-Montsaléon, par la préfecture. Le nombre d’attaques a été multiplié par 4 entre ce début d’année et la même période en 2014, le nombre de victimes quant à lui est passé de sept à trente !

Projet gouvernemental pour la biodiversité

Le conseil des ministres à adpté le projet de création d’une agence pour la biodiversité. Nous relayons ci-dessous la dépèche de l’AFP relayant cette adoption.

« PARIS, 26 mars 2014 (AFP) – La création d’une nouvelle Agence française pour la biodiversité, qui doit voir le jour en 2015 pour améliorer la protection des espèces, a été adoptée mercredi en conseil des ministres, a indiqué le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin.

Le projet de loi sur la biodiversité, qui prévoit la création de cetteagence et toilette la législation française en matière de protection de la nature, sera discutée « probablement » fin juin à l’Assemblée, a précisé le ministre lors d’une conférence de presse à son ministère.

« Cela fait 38 ans que notre pays n’a pas rénové sa législation sur la nature », a rappelé M. Martin, en saluant l’étape franchie par la « première des trois grandes lois » prévues par son ministère, avec les futures réformes du code minier et la loi sur la transition énergétique. Gros morceau du projet de loi, l’Agence française pour la biodiversité avait été promise en septembre 2012 par le président François Hollande pour « venir en appui des collectivités locales, des entreprises, comme des associations » dans le domaine de la protection de la nature,sur le modèle de ce que fait l’Ademe pour l’énergie et les déchets.

Cette future agence regroupera l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’Etablissement public des parcs nationaux, l’Agence des aires marines protégées et le groupement d’intérêt public « Atelier technique des espaces naturels ». Elle réunira environ 1.200 agents (dont 800 del’Onema) et devrait être dotée d’un budget d’environ 220 millions d’euros. Le projet de loi doit par ailleurs permettre de renforcer la lutte contre le trafic d’espèces en aggravant les sanctions encourues, mais aussi mieux prendre en compte les services rendus par les espaces naturels.

Il prévoit ainsi une redevance pour les activités économiques dans la zone économique exclusive (au-delà des eaux territoriales), redevance qui pourrait concerner les activités éoliennes mais pas la pêche, selon le ministre. Les associations France Nature Environnement (FNE) et Humanité et biodiversité ont salué un « bon projet » de loi avec des « avancées » tout en relevant qu’il subsistait « plein d’inconnues » sur sa mise en oeuvre.

Les ONG posent notamment la question des moyens financiers de la future agence et regrettent que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), un établissement « aux capacités d’interventions fortes sur les milieux terrestres », n’y soit pas intégré. »

CNCFS 28 janvier 2014

Le Conseil national du 28 janvier 2014 réuni au ministère de l’Ecologie a permis de faire avancer plusieurs dossiers d’importance pour la chasse.

Tous les textes relatifs à l’exercice de la chasse sur le domaine public maritime (cahier des charges, statuts des associations, note aux préfets) ont été adoptés à l’unanimité ou presque (une seule abstention). Ces nouvelles dispositions s’appliqueront du 1er juillet 2014 au 30 juin 2023.

La modification de l’arrêté du 4 novembre 2003 permettra l’usage du pigeon ramier comme appelant vivant dans treize nouveaux départements (Hautes-Alpes, Côte d’Or, Côtes d’Armor, Creuse, Drôme, Finistère, Jura, Meurthe-et-Moselle, Morbihan, Moselle, Puy-de-Dôme, Vosges et Territoire de Belfort). Ces départements s’ajoutent aux 67 autres qui bénéficiaient d’une telle disposition. A noter que l’arrêté ministériel a été adopté par le CNCFS avec trois voix contre (dont FNE et LPO).

Le CNCFS a ensuite émis un vote favorable sur un arrêté ministériel relatif à la destruction des espèces nuisibles non indigènes devant s’appliquer à compter du 1er juillet 2014. Cet arrêté concerne cinq mammifères (chien viverrin, vison d’Amérique, raton laveur, ragondin, rat musqué) et un oiseau (bernache du Canada). Son contenu est identique à l’arrêté actuellement en vigueur mais la consultation du CNCFS en temps utile permettra à cet arrêté de s’appliquer dès le 1er juillet prochain et de ne pas renouveler le retard connu l’été dernier. Cet arrêté a été adopté par le CNCFS à l’exception d’une voix contre (LPO) et de deux abstentions (dont FNE).

Le CNCFS était également saisi pour avis d’une modification de l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie sous terre. Cet arrêté a pour objet de toiletter l’arrêté ministériel déjà ancien et d’insister sur quelques points éthiques pour l’exercice de cette chasse.

La demande de la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques pour la chasse à tir des oiseaux de passage a été examinée sur la base d’un projet d’arrêté ministériel. Le CNCFS a émis un avis unanime en faveur de ce texte qui souligne l’attachement des chasseurs de pigeons ramiers notamment au respect de certaines règles et à la cohabitation de plusieurs formes de chasse à la palombe.

Le ministère a ensuite remis aux membres du CNCFS une note visant à la suppression des ORGFH compte tenu de l’activité législative sur les projets de loi agriculture et forêt et biodiversité. Les représentants de la chasse ont voté contre ce point en indiquant qu’ils n’avaient pas été consultés préalablement sur ce sujet.

Pour finir, le CNCFS a débattu du projet d’arrêté ministériel autorisant la chasse des oies jusqu’au 10 février 2014. Cet arrêté sera pris en intégrant les modifications demandées par les chasseurs en ce qui concerne le chien et les appelants. Le texte a été voté à l’unanimité moins trois voix contre dont LPO et FNE.

Le prochain CNCFS se tiendra le jeudi 22 mai 2014.CNCFS

La FACE nomme son nouveau secrétaire général

La FACE (Fédération des Associations de Chasse et de Conservation de la Faune Sauvage de l’UE) a nommé Filippo Segato en tant que son nouveau Secrétaire-Général à la suite d’une procédure de sélection publique qui fut annoncée largement en septembre 2013.

13 Janvier 2014, Bruxelles –
Le comité de recrutement de la FACE est heureux d’annoncer que M. Filippo Segato a été nommé nouveau Secrétaire-Général de la FACE. Italien d’origine, avec une éducation allemande, Filippo travaille à Bruxelles depuis 2006 dans le lobbying européen pour divers groupes et intérêts, avec une base solide en communication. Filippo possède une longue histoire avec la chasse : après avoir passé son permis de chasse en 1995, il s’est porté volontaire pour son association locale de chasseurs. Il a participé à un certain nombre de projets de gestion de gibier, à des enquêtes sur la faune et sur l’évaluation des dégâts. Filippo est un sauvaginier passionné, avec un vif intérêt pour tous les gibiers et modes de chasse ; il a également fondé le Club Italien des Braques Français (Club Italiano Bracco Francese).

En ce qui concerne sa nouvelle fonction, M. Segato a déclaré: « Je suis très heureux de rejoindre la FACE et j’aimerais remercier le Président, M. de Turckheim ainsi que les Membres pour cette occasion unique. En tant que gestionnaire de nos campagnes et de notre nature, les chasseurs ont un intérêt direct à sauvegarder la faune sauvage et la biodiversité en Europe pour les générations à venir. La chasse est l’une des expressions de l’incommensurable patrimoine culturel Européen. Celle-ci illustre le lien entre l’homme et la nature. L’avenir de la chasse réside dans le renforcement de ce lien, en agissant de manière responsable et en mettant en œuvre des politiques durables. Faire partie de ce tableau en tant que Secrétaire-Général est une perspective brillante que j’espère mener à bien avec le Secrétariat de la FACE à Bruxelles, en travaillant avec les Membres de la FACE et ses partenaires en Europe afin de faire connaître leur expertise et expérience à l’UE. »

Diplômé d’une maîtrise en Gestion culturelle internationale obtenue à l’Université d’Etat de Gênes et parlant couramment les trois langues officielles de la FACE, M. Segato allie une largeur de connaissances des affaires de l’UE à une expérience diversifiée du monde cynégétique à travers l’Europe. Nous sommes ravis de l’accueillir au sein de la FACE et de commencer ce nouveau chapitre ensemble pour l’avenir de chasseurs européens.

Le Président de la FACE Gilbert de Turckheim s’est dit très confiant quant à la nomination de Filippo: « Nous sommes très heureux d’accueillir Filippo à la FACE, il nous apporte une expertise unique. Filippo jouit d’une grande expérience dans les affaires européennes mais c’est également un chasseur passionné qui dispose d’une connaissance aigüe et d’une compréhension accrue de la communication. Ce dernier point constitue une compétence essentielle afin d’accroître l’acceptation de la chasse du grand public et de relever les défis qu’impliquent des sociétés européennes changeantes dont les attitudes envers la nature et les animaux se modifient également. Je suis certain que Filippo apportera aux 7 millions de chasseurs en Europe une voix convaincante, avisée et écoutée. »
M. Segato prendra ses fonctions à la FACE le jeudi 16 janvier.

Un chasseur meurt après avoir été contaminé par un rongeur

Un chasseur de gibier d’eau est décédé il y a une semaine après avoir été infecté par une bactérie aux effets foudroyants. Pour ses proches, l’information s’impose.
Cela n’arrive pas qu’aux autres. François avait 49 ans. Cet artisan de Saint-Loubès, en Gironde, chasseur de gibier d’eau passionné, est décédé il y a un peu plus d’une semaine des suites d’une leptospirose, vraisemblablement contractée à la tonne.
Les chasseurs connaissent et redoutent à la fois cette maladie « véhiculée par l’urine des rongeurs », expliquait il y a peu dans nos colonnes le docteur Anne Albert, vétérinaire en Gironde. « C’est une zoonose, c’est-à-dire transmissible à l’homme, qui occasionne des troubles hépatiques et rénaux graves. » C’est pourquoi de nombreux chiens de chasse sont vaccinés contre la leptospirose, même si cette injection n’a rien d’obligatoire. Elle ne concerne pas leurs maîtres.

La maladie, d’apparition brutale, est marquée par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires et céphalées. Administré précocement, le traitement curatif adéquat suffit. Mais jeudi 21 novembre, François est ressorti de chez le médecin avec une ordonnance « pour une bonne grippe », révèle son beau-frère, Jean-Marc. Hélas, après trois jours de médicaments prescrits, le quadragénaire n’allait pas mieux. Il a été hospitalisé à Libourne, où il est décédé le dimanche.

François, « fin bricoleur », « doué », « toujours prêt à rendre service », « animé par sa passion », toujours selon son beau-frère, laisse une femme et quatre enfants désemparés par la soudaineté et la cause du décès. « Il est mort de sa passion, c’est terrible », commente son beau-frère, qui estime que l’information ne circule pas assez. « Quand on se balade à vélo, c’est marrant et touchant de voir des ragondins. Plus jamais je ne les regarderai de la même manière », confie encore Jean-Marc. La famille du défunt souhaite en effet alerter la population sur le danger de l’exposition à la leptospirose.

Les rongeurs constituent en effet le réservoir bactérien de la leptospirose. La transmission accidentelle à l’homme a souvent lieu par contact de la peau lésée ou d’une muqueuse avec l’urine de rats ou ragondins porteurs de l’infection, ou une eau infectée. « Quand on sort de la nature, qu’on soit randonneur, chasseur, ramasseur de champignons, vététiste, on a souvent des griffures », souligne Nicolas Diot, de la FDC 33 et interlocuteur du réseau Sagir de surveillance sanitaire de la faune sauvage. « La bactérie est très fragile et sensible aux UV. Il faut réunir diverses conditions pour être infecté. La peau sert de barrière à la contamination. Si elle est lésée, la barrière saute. »

À la tonne, François, comme les autres chasseurs de gibier d’eau, s’est donc retrouvé potentiellement exposé, de nuit, dans un environnement humide contaminé.

Les fédérations départementales des chasseurs, comme celle de la Gironde, abordent la leptospirose lors de formations, à commencer par celle, initiale, au permis de chasser. « La simple manipulation du gibier doit être faite avec précaution », rappelle Nicolas Diot, « parce que c’est un animal sauvage ».

« Même si les habitudes de chasse sont tenaces, la régulation des rongeurs et le port de gants sont les principales précautions à prendre », explique Eddie Puyjalon, délégué pour la Gironde de CPNT, qui montre les ragondins du doigt. Il appelle également « l’État et ses services à développer une information et une communication générale sur cette maladie menaçant les usagers de la ruralité ».

Zoom sur la Bécasse des bois

Cette espèce bénéficie de puis de nombreuses années d’un regain d’intérêt de la part des chasseurs. Historiquement, c’était plutôt une chasse de spécialistes mais aujourd’hui « les bécassiers stricts » se font plus rares. L’espèce qui fait partie du « petit gibier » est aussi au menu des chasseurs polyvalents. Soumise au PMA (Prélèvement Maximal Autorisé), on lui attribue une forte valeur patrimoniale car elle est au cœur de nombreux intérêts.

Enjeux biologiques de conservation des populations : l’augmentation de la pression cynégétique sur cette espèce peut il causer, à moyen terme ou à long terme, des effets négatifs sur la démographie des populations ?
enjeux socio-culturels : cette chasse fait partie du patrimoine cynégétique depuis des générations ; elle concentre l’attention de nombreux partenaires du monde de la chasse (ACCA, FDC, Club National des bécassiers, Bécassiers de France, ONCFS). Toute une culture est associée à ce magnifique oiseau forestier, notamment dans la peinture. L’une des premières rémiges primaires est atrophiée et constitue un petit plumeau très fin et très rigide, très recherché par les artistes d’autrefois pour les détails de leurs toiles. Elle a conservé ce nom de « plume du peintre »
Enjeux économiques : la chasse à la bécasse est aussi à l’origine de nombreuses transactions commerciales (élevage de chiens, chasses privées, produits dérivés) dépendantes de cette pratique.

Nous nous intéresserons dans cet article, à ce qui est mis en œuvre par la Fédération des Chasseurs de l’Isère, notamment, pour mieux comprendre les modalités de fonctionnement des populations de Bécasse des bois qui nichent ou viennent hiverner sur le territoire français.

Les actions de la FDCI (Fédération des Chasseurs de l’Isère) :
Portés par la passion de ce gibier, les chasseurs de l’Isère ont développé avec les techniciens de la FDCI et des bénévoles du CNB des actions en faveur de cet oiseau depuis 2001. Bénéficiant de l’aide nombreux partenaires ils ont notamment conduit des opérations de baguage sur les zones d reproduction de la Bécasse des bois en Russie. Partant avec des chiens d’arrêt, les équipes Franco-russe ont bagué plusieurs années de suite des bécasseaux. Quelle ne fut pas leur surprise (et récompense de l’énergie consacrée !) lorsqu’on leur signalait la reprise en Haute Savoie en 2005, d’un oiseau bagué le printemps précédent en Russie.

Ce travail de longue haleine vise à mieux connaître et évaluer la qualité des habitats de l’espèce, mais aussi à tirer des conclusions à partir des données concernant le succès de la reproduction en Russie et ainsi « prédire » le potentiel d’effectifs hivernants chez nous pour la saison de chasse qui suit l’été. (Voir notamment sur le site internet du Réseau Bécasse « le prévisionnel 2013_2014 »).
Les chasseurs de l’Isère ont aussi effectué un travail de recensement des habitats favorables à l’espèce qui est nicheuse dans les massifs forestiers et montagnards de ce département. La bécasse bénéficie d’une information auprès des forestiers pour tenter d’améliorer la qualité de ces habitats par une gestion des coupes adéquate.

Après chaque mission, la FDCI a organisé des soirées thématiques de restitution des travaux à destination des chasseurs, avec la participation de l’ONCFS et des membres du Conseil Général ; ainsi que des associations spécialisées tel que le CNB, les Bécassiers de France ou encore l’ADBI (Association des Bécassiers de l’Isère et des Deux Savoies). Une série d ‘articles et un DVD ont été produits pour faire connaitre l’ensemble des actions réalisées par la FDCI.

Nouvelles règles relatives à l’examen préalable à la délivrance du permis de chasser

L’examen national du permis de chasser fait l’objet d’une réforme majeure avec la publication de l’Arrêté du 7 octobre 2013 relatif aux modalités de l’examen préalable à la délivrance du permis de chasser

Objet : règles relatives à l’examen préalable à la délivrance du permis de chasser

Notice explicative :

Le décret n° 2013-475 du 5 juin 2013 a actualisé les règles relatives à l’examen préalable à la délivrance du permis de chasser et définit un dispositif nouveau qui consiste en une séance d’examen unique, regroupant questions (théoriques) et exercices (pratiques), figurant jusqu’alors dans deux épreuves distinctes, respectivement théoriques et pratiques, organisées séparément.

Le présent arrêté du 7 octobre 2013 en précise les modalités, notamment en ce qui concerne l’inscription, la formation, le passage et le contenu de l’examen. Cette nouvelle organisation permet une rationalisation des moyens logistiques et humains nécessaires à cet examen et lui conserve toute sa valeur pédagogique en matière de validation des connaissances des chasseurs, sensibilisés dans les domaines de la préservation de la biodiversité et la connaissance de la réglementation inhérente à la pratique de la chasse, et également formés et évalués au regard de la manipulation et de l’utilisation des armes que le permis les autorise à détenir, afin d’améliorer la sécurité à la chasse.

Le texte entre en vigueur le 1er janvier 2014.