Lancement de l’enquête nationale « Tableaux de chasse 2013/2014 »

L’enquête Tableaux de chasse 2013/2014 est une initiative conjointe de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) pour une meilleure connaissance des prélèvements de gibier à l’échelle nationale.

Usagers légitimes de la nature, bons connaisseurs de la biodiversité, les chasseurs sont invités à participer à une enquête nationale : l’estimation des prélèvements de gibier réalisés en France au cours de la saison cynégétique 2013-2014 (1er juillet 2013 au 28 février 2014).

Dès juillet 2013, 60 000 chasseurs tirés au sort ont reçu un questionnaire par voie postale. Ils sont invités à le remplir anonymement, sur papier ou via un site web dédié.

Les données recueillies seront analysées scientifiquement par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et les résultats seront publiés conjointement par la FNC et l’ONCFS.

Comment ça marche ?

Simple et rapide, ce questionnaire permettra au chasseur sélectionné d’indiquer, en début de saison de chasse, en moins de 10 minutes, les modes de chasse pratiqués, les espèces chassées, l’ancienneté

à la chasse et les départements de chasse. Puis, en fin de saison de chasse, le chasseur renseignera le type de validation du permis de chasser choisie et le tableau de chasse réalisé pendant la saison, pour chaque espèce et chaque département de chasse.

Pratique, ce questionnaire pourra être rempli sur internet ou renvoyé par courrier prépayé à l’adresse indiquée sur le questionnaire, au plus tard le 31 mars 2014.

Une relance sera faite en mai 2014. L’analyse des données et la synthèse de l’enquête auront lieu au second semestre 2014. Le bilan de cette enquête sera publié début 2015.

Pourquoi participer à cette enquête ?

La chasse, activité qui s’inscrit dans le développement durable, ne peut échapper aux règles environnementales.

Comme tout utilisateur de ressources naturelles, les chasseurs communiquent leurs prélèvements sur la faune sauvage. Cette enquête s’inscrit dans la suite de celles qui ont été menées depuis 40 ans et qui ont contribué à apporter une meilleure connaissance et à développer une bonne gestion des espèces chassables.

Accidents de chasse: Les chiffres !

Statistiques 2012/2013 :

-Nombre total d’accidents : 179 dont 21 mortels

-Type de chasse : 52 % des accidents au cours de la chasse au grand gibier (dont 70 % au sanglier), 48 % pour celle du petit gibier.

« Les chasseurs eux-mêmes et leurs accompagnateurs sont les victimes de ces accidents dans 86% des cas. Les non-chasseurs représentent 14 % des accidents soit 2 victimes*. Les chasseurs qui se blessent eux-mêmes (auto-accidents) continuent à représenter un tiers des accidents.

L’ONCFS et la Fédération nationale des chasseurs attirent l’attention sur la hausse des accidents causés par un traqueur armé (5 mortels). Elle est due à la mauvaise prise en compte de l’environnement et à une organisation défaillante de la battue.

Les chasseurs de moins de 40 ans, ayant donc tous passé un examen du permis de chasser, avec l’épreuve pratique existant depuis 2003, causent proportionnellement moins d’accidents que les tranches d’âge supérieures. Une meilleure prise en compte de l’angle de 30° explique sans doute la baisse du pourcentage des accidents causés par les chasseurs de grand gibier postés. »

*Seuls deux accidents ont entrainé la mort d’utilisateurs de la nature non-chasseurs ».

Somme La fleur et non plus le fusil pour les chasseurs

On ne nous attend pas là, et c’est ce que nous aimons ». David Duvauchelle est chargé de communication à la Fédération des Chasseurs de la Somme. La voix de ce passionné est fatiguée : il vient de participer à l’ouverture de la chasse. Il y a deux ans, la Fédération a lancé une action surprenante : Som’Propre, ou comment débarrasser la nature des déchets et des immondices.

Après deux années de succès, la Fédération planche sur un nouveau projet, tout aussi curieux de la part des chasseurs : Som’Fleurs. « Notre but est simple, explique David Duvauchelle, après le nettoyage, place à l’embellissement ». Actuellement, la Fédération communique son projet auprès des communautés de communes, qui seront partenaires de Som’Fleurs. « Les deux éditions de Som’Propre avaient mobilisé plus de 22 000 personnes. Avec Som’Fleurs on mobilisera moins de petites mains ». Si chasseurs, pêcheurs et autres amoureux de la nature ont œuvré dans tout le département armés de sacs poubelles pour Som’Propre, l’action sera plus restreinte pour Som’Fleurs. « Dès novembre nous enverrons la procédure aux mairies et le semis des fleurs aura lieu à partir de mars. Mais il sera fait par des spécialistes car il y a tout un protocole à respecter »

Des fleurs dans toute la Somme

Et des fleurs, il risque d’y en avoir partout dans la Somme. Les chasseurs ont l’intention de fleurir des endroits atypiques et pas franchement esthétiques à première vue : « Sorties de bretelles de rocades, ronds-points… Le rendu sera ainsi visible de tous ». Mais quel type de fleurs vont semer nos chasseurs ? « Évidemment, il faut que notre action ait un impact positif sur l’environnement, comme l’a Som’Propre en 2012 et 2013. Nous avons donc choisi de semer des fleurs mellifères ». Kesako ? Ce type de fleurs produit du nectar, la substance liquide très sucrée récoltée par les insectes butineurs comme les abeilles. Celles-ci transforment ensuite ce nectar en miel.

Pour la biodiversité

Les chasseurs pensent donc aux abeilles, bourdons, syrphes, et les papillons… En deux mots : à la faune et à la biodiversité. Étonnant ? « On souhaite combattre les clichés. Vous vous souvenez du sketch des Inconnus sur les chasseurs ? Eh bien c’est terminé. Les gens nous voient comme des tueurs d’animaux mais la chasse est loin d’être pire que l’abattoir ! Nous aimons la nature, nous y sommes tous les jours et nous la voulons belle et propre ».

En deux années de Som’Propre, David Duvauchelle estime que « certains a priori sont déjà tombés. Des personnes se sont engagées dans l’action sans même savoir qu’elle venait des chasseurs. Quand ils l’ont su, ils ont changé de regard sur nous, je pense ». Une image qu’il espère encore pouvoir améliorer avec une distribution de bouquets dans les grandes villes de la Somme lors du lancement de Som’Fleurs.

ANAÏS CARPENTIER

Source: http://www.courrier-picard.fr/region/la-fleur-et-non-plus-le-fusil-pour-les-chasseurs-ia181b0n152553

Alsace Les préfets mettent la pression sur les sangliers et… les chasseurs

Depuis début juillet, les représentants de l’État dans les deux départements alsaciens ont sonné l’heure d’une nouvelle mobilisation contre le sanglier, dans des conditions qui risquent, au moins dans le Haut-Rhin, de faire surtout réagir les chasseurs.

Le préfet du Bas-Rhin a annoncé hier, dans un communiqué de presse, les mesures d’intensification de la chasse aux sangliers qu’il souhaite voir adopter pour faire face à « la recrudescence des dégâts causés par ces animaux sur les surfaces agricoles ». Celles-ci comportent la poursuite des tirs de nuit par les lieutenants de louveterie, « à partir de leurs véhicules et à l’aide de phares » (jusqu’au 30 novembre), ainsi que « la reprise des tirs de nuit à l’aide de sources lumineuses […] par les locataires de chasse, sous le contrôle des lieutenants de louveterie, durant la période de récolte du maïs. ». Surtout, le préfet montre du doigt ceux « par qui le scandale arrive » : les « locataires de chasse totalisant le plus de dégâts constatés à ce jour » à qui seront envoyées, « dès à présent, des lettres d’injonction leur demandant d’augmenter leur pression de chasse tout au long de l’été et de l’automne ». Et ils sont prévenus : « En cas de carence ou inefficacité, des battues administratives seront ordonnées dès la fin du mois d’octobre sur les lots concernés ».

Danger pour la sécurité

Ce train de mesures a été pris à la suite d’une réunion, le 16 juillet, à laquelle ont participé tous les partenaires concernés, fédération bas-rhinoise comprise. Leur déclinaison a été précédée du constat d’une « recrudescence importante des dégâts » depuis la sortie de l’hiver, dont la rigueur a provoqué un déplacement des hardes vers les cultures agricoles, en quête de nourriture. « Leur prolifération représente aussi un danger pour la sécurité routière voire pour celle des promeneurs » , rappelle le préfet.

Depuis le seul début 2013, les suidés auraient ainsi saccagé 1 330 hectares de cultures dans le Bas-Rhin, malgré les 20 000 individus prélevés durant la période allant du 2 février 2012 au 30 juin dernier.

Le préfet a également prévu de demander aux maires des communes, propriétaires des locataires de chasse concernés, qu’ils prennent toutes mesures de nature à réduire les dégâts et qu’ils rappellent à leurs locataires « leurs devoirs de régulation fixés par la loi de 1883 ». Quitte à favoriser, dans les cahiers des charges, des chasses communales en vue des prochaines relocations, l’introduction de clauses « visant notamment à permettre une résiliation plus facile et systématique des baux de chasse dans le cas d’une mauvaise gestion cynégétique ».

Enfin, tout en demandant instamment que les dégâts d’ores et déjà constatés soient remboursés par le fonds départemental d’indemnisation, le préfet demande que, là aussi, le dispositif en place soit éventuellement révisé de manière à « accentuer la pression sur les titulaires de lots de chasse défaillants ».

Deux arrêtés dans le Haut-Rhin

Dans le Haut-Rhin, où les dispositions arrêtées par le préfet ont fait l’objet d’une communication moins « grand public », deux arrêtés ont activé des mesures de tirs nocturnes. Les conditions imposées par ces textes (arrêtés préfectoraux du 3 juillet et modalités d’application du 8 juillet) ont toutefois eu l’heur d’indisposer les représentants officiels des chasseurs du département, où 14 000 sangliers ont été abattus au 1er février 2013. « Ça ne suffit pas, reconnaît leur président Gilles Kaszuk (voir ci-contre), mais les 1 000 à 2000, qui manquent, il faut surtout les chercher dans les territoires peu chassés, où il n’y a pas de pression au mirador ».

Le bouquetin se laisse désirer dans les Pyrénées

Le bouquetin attendra avant de faire sa réapparition dans les Pyrénées, sans qu’on sache avec certitude si sa réintroduction est seulement retardée de quelques mois ou remise en cause par le partenaire espagnol, ont indiqué les porteurs du projet côté français.

Les Français espéraient pouvoir lâcher en avril vingt bouquetins mâles et femelles de l’espèce capra pyrenaica dans les Hautes-Pyrénées et autant en Ariège. Les bouquetins auraient été achetés en Espagne voisine où ils prolifèrent, sauf dans les Pyrénées.

Seulement, la réintroduction n’aura pas lieu au printemps faute d’accord politique à Madrid, ont dit à l’AFP le ministère de l’Ecologie et le parc national des Pyrénées qui reportent à présent leurs espoirs sur l’automne. Lire la suite

Chasser les oies en février 2014

Sur l’initiative des Présidents Sabarot (Président de l’ONCFS et de la FDC 33) et Butel (représentant des chasseurs français à la FACE et Président de la FDC 80), une réunion « oies sauvages » s’est tenue le 3 mai dernier au siège de la Fédération Nationale des Chasseurs, en présence d’Alain Durand, 1er vice-président de la FNC et Président de la FDC 76, et de Gilbert de Turckheim, Président de la FACE, accompagné de son staff, afin de réfléchir aux perspectives françaises et européennes ouvertes par les récentes études scientifiques au regard de nos périodes de chasse.

Des éléments nouveaux
De récentes études scientifiques, basées sur le suivi d’oies équipées de balises Argos, démontrent sans ambiguïté que les oiseaux observés en France notamment en période de migration appartiennent à la population qui se reproduit de la Scandinavie à l’Europe du nord-ouest, Pays-Bas inclus. Les Lire la suite